Les syndicats télécoms ont été reçus par Pellerin et Montebourg


Suite aux récentes annonces de plans de départs volontaires chez Bouygues Telecom et SFR (voir notre article), Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif et Fleur Pellerin, Ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Economie numérique ont reçus vendredi dernier les syndicats des deux opérateurs.


Lors de cet entretien, Bernard Allain, délégué syndical FO de Bouygues Telecom a déclaré "Nous, organisations syndicales, nous défendons l'emploi, qu'il soit Free, Bouygues ou SFR. Free Mobile n'est pas l'ennemi [...] Depuis des mois nous craignons une crise de l'emploi. Nous avons rencontré le président de l'ARCEP en avril à ce sujet, mais n'avons pas été entendus. Cette fois, les ministres ont pris le temps de nous écouter".

A la sortie, les syndicats se sont dits satisfaits et pensent donc avoir été écoutés, bien qu'attendant désormais des actes de la part du Gouvernement. Toujours d'après Bernard Allain, "Les questions de fond liées à l'emploi ont été abordées, et notamment celle des investissements nécessaires et du rôle de l'ARCEP".


Matignon serait en train de réfléchir à une fusion CSA/ARCEP et souhaiterait obliger les opérateurs à investir dans leurs réseaux. Bernard Allain explique d'ailleurs à ce sujet que "L'investissement dans les réseaux est la clé industrielle de cette situation [...] Cela représente des emplois techniques non délocalisables. Dans la 4G qui va bientôt arriver, les opérateurs doivent construire chacun leur réseau dans les zones denses et non conclure un contrat d'itinérance avec Orange. Au passage, cette redondance des réseaux évite le black-out total en cas de panne".

Arnaud Montebourg songerait à inclure des clauses concernant l'emploi lors des prochaines attributions de fréquences, ce qui n'était pas le cas par exemple lors de l'attribution des licences 4G fin 2011.

Après les syndicats, ce sont les dirigeants des opérateurs qui seront convoqués cette semaine (voir notre article). Le Gouvernement a en effet l'intention de "trouver un modèle économique qui soit plus créateur d'emplois et d'investissements". Selon Les Echos, "le Gouvernement souhaiterait que les opérateurs puissent faire payer ce service si celui-ci répond à plusieurs critères de qualité, dont l'implantation du centre d'appels en France et le fait de pas tomber sur un serveur vocal notamment. Ainsi, certaines hot-lines resteraient gratuites et d'autres pourraient devenir payantes. Le but est de faire revenir en France les centres d'appels des opérateurs ou de leurs sous-traitants, largement implantés au Maghreb".


La loi Châtel serait également sur la selette, et notamment, toujours d'après Les Echos "l'une des dispositions de la loi qui permet à un consommateur, engagé chez un opérateur avec un forfait sur 24 mois, de partir au bout du douzième mois en payant un quart du prix restant dû. Cette mesure avait été pris plusieurs années avant l'arrivée de Free Mobile. Or, aujourd'hui, les offres de forfaits mobiles, sans engagement et sans subvention du téléphone, ont explosé. Le gouvernement considère donc que la situation a changé et qu'en conséquence, cette législation n'a plus lieu d'être".

A suivre...

Sources : Satellifax, Le Figaro & Les Echos.
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