La cellule fraudes de Bouygues Telecom sur France 5 hier soir


Diffusé hier soir à 20h35 sur France 5 dans le cadre de l'émission "Le doc du dimanche", le reportage intitulé "Téléphonie, abus et arnaques" a mis en avant les problèmes de réengagement automatique lors de la mise en place de remises commerciales chez certains opérateurs, de spams par SMS et de phishing de plus en plus importants, de virus installés sur les mobiles qui envoient des SMS ou appellent des numéros surtaxés à votre insu, etc...


En voici le synopsis : "En France, le nombre de téléphones portables dépasse le nombre d'habitants. On compte au total quelque 70 millions de mobiles. Les smartphones, pratiques, performants et connectés, sont devenus indispensables et se substituent dans certains cas aux ordinateurs. Mais avec l'arrivée des forfaits low-cost, les opérateurs se livrent une guerre sans merci, souvent au détriment des usagers. Surfacturation, réengagements abusifs, fausses promotions, les plaintes se multiplient. Quant aux pirates, ils se spécialisent désormais dans l'escroquerie au portable. Qui sont-ils ? Comment lutter contre leurs pratiques ? Une enquête menée du point de vue du consommateur".


Les auteurs du reportage ont souhaité rencontrer les responsables des cellules "fraudes" des opérateurs de téléphonie mobile, en charge de traquer les éditeurs de services qui utilisent des méthodes litigieuses pour faire appeler des numéros surtaxés à leurs abonnés. Un seul opérateur a accepté d'ouvrir ses portes : Bouygues Telecom.


C'est Olivier Belma, responsable fraude et revenue assurance chez Bouygues Telecom qui reçoit alors la journaliste au Technopôle de Meudon, où se situe la cellule de l'opérateur en charge de protéger ses clients et les consommateurs d'une manière générale. Toute une équipe (même si le nombre d'employés concernés est confidentiel) travaille exclusivement sur ces problèmes, sur un plateau à accès sécurisé.


Les clients peuvent signaler directement à Bouygues Telecom un cas de fraude depuis le site web de l'opérateur comme par exemple un SMS signalant un faux message en attente et demandant une réponse sur un numéro surtaxé (dans l'exemple présenté : 3 €) afin de pouvoir le lire. "Sur les messages de ce type là qui ne sont pas corrects, nous faisons des constats d'huissier pour bien nous assurer que toutes ces règles n'ont pas été respectées" déclare Olivier Belma. Le nombre de constats effectués et de procédures engagées n'est pas communiqué par l'opérateur car cela pourrait gêner les relations commerciales avec les éditeurs qui utilisent les services de Bouygues Telecom.


En cas de fraude avérée, le reponsable fraude de Bouygues Telecom explique : "dès que nous détectons un comportement industriel, un comportement d'envoi d'appels anormal, nous coupons les SIM [spammeuses] pour éviter qu'elles importunent nos clients" précise Olivier Belma. Ce sont uniquement les plaintes des clients, encore trop rares, qui peuvent déclencher la coupure des numéros des spammeurs. Dans le fichier des cartes SIM concernés présenté dans le reportage, on peut s'apercevoir que ce sont quasi exclusivement des cartes prépayées qui sont incriminées...


Les opérateurs ne peuvent légalement pas, à la propre initiative, fermer ces services : "On n'a pas le droit de regarder, de lire les messages qui sont envoyés à nos clients. C'est comme si vous demandiez à La Poste de lutter contre des mailings qui sont envoyés à des clients. Nous, on est dans la même situation aujourd'hui : on ne fait que transporter un message qui est envoyé par une personne à une autre personne. Après, si le message qui est reçu par nos clients est un message mensonger, ce n'est pas de notre ressort que d'aller lutter contre ce message et contre la personne qui a émis ce message".


L'opérateur ne touche qu'une faible partie du montant facturé par les envois surtaxés, de l'odre de quelques centimes, la majeure partie de la somme est en effet reversée à l'éditeur. C'est donc ce dernier qui touche les sommes générées par le service, jusqu'à plusieurs euros sur un simple appel. Au passage, France 5 publie un extrait du bilan des signalements et des actions de la plateforme de signalement de spams par SMS inter-opérateurs "33700" : depuis son ouverture le 15 novembre 2008 jusqu'au 1er septembre 2012, pas moins de 5 millions de spams ont été signalés dont 3,7 millions qui renvoient vers des numéros surtaxés pour 1.590 coupures de numéros et plusieurs dizaines de résiliations de contrats. Des chiffres jugés "presque dérisoires".

Si vous-mêmes êtes victimes de SPAM par SMS et disposez d'un smartphone Android, nous vous conseillons grandemant d'installer l'application Anti-Spam de Bouygues Telecom (voir notre article).

Vous pouvez revoir durant 15 jours ce documentaire de France 5 via leur plateforme Pluzz. La partie chez Bouygues Telecom est accessible à partir de 30 min 40 sec et 34 min 44 sec, via l'un de ces deux liens :

France 5
Pluzz

Source : France 5.
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