Orange-Bouygues : ''La possibilité d'un deal existe'' pour Stéphane Richard


A l'occasion d'un déplacement en Egypte pour le changement de marque de sa filiale Mobinil en Orange Egypte, Stéphane Richard, son PDG, s'est exprimé devant quelques journalistes concernant les discussions actuellement en cours entre son groupe et celui de Martin Bouygues : "On travaille beaucoup, on est toujours dans le processus, les discussions avancent mais elles ne sont pas bouclées" a-t-il déclaré.


L'issue serait proche même s'il reste évidemment encore des obstacles à régler comme il l'a précisé : "La dead-line est toujours fixée à fin mars. Il reste des tas de points à discuter : ce que va devenir la mutualisation des réseaux entre SFR et Bouygues Telecom est l'un d'eux, mais ce n'est pas le plus compliqué" avant d'assurer "On a fait du chemin, la possibilité d'un deal existe [...] Tout le monde doit faire des efforts, nous on en fait beaucoup alors que ce n'est pas nous qui avons le plus besoin de ce rapprochement".


Répondant à un journaliste qui demandait si Xavier Niel n'était pas trop exigeant dans les négociations, Stéphane Richard a répondu "C'est une constante chez lui. De temps en temps, il faut lui dire, mon cher Xavier, tu ne peux pas avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière !". En effet, le fondateur de Free aurait profité des discussions en cours pour demander une prorogation de son contrat d'itinérance avec Orange.

Concernant les craintes de l'Etat de voir sa part dans Orange diminuer si Bouygues entrait dans le capital, Stéphane Richard a déclaré : "Ce n'est pas l'Etat qui négocie. La BPI n'est pas dans les discussions. Les pouvoirs publics ne négocient pas, ni avec nous ni avec les autres".


Rien n'est donc acquis, il reste bien des sujets à régler afin d'éviter un rejet de l'Autorité de la Concurrence et notamment concernant la cession des actifs de Bouygues Telecom (clients, fréquences, antennes, boutiques, etc)... Une issue favorable à ce rapprochement sera-t-elle possible ? Réponse probable à la fin du mois.

Source : Les Echos.

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