Bouygues dément les rumeurs issues d'Orange de discussions entre Bouygues Telecom, SFR et Free


Stéphane Richard, le PDG d'Orange a semble-t-il affirmé mardi 13 septembre dernier depuis Londres que "les discussions sur une consolidation du marché français [des télécoms] ont repris. Si Orange n'en est pas l'auteur, Orange se dit prêt à jouer le rôle de facilitateur et acquérir alors certains actifs".


Le porte-parole d'Orange a confirmé que Stéphane Richard "a évoqué la reprise de contacts entre les autres opérateurs, sans qu'Orange soit moteur dans ces échanges".

Plusieurs sources industrielles auraient également appuyé cette rumeur et selon un opérateur, évidemment anonyme, "cela reste à un stade très embryonnaire et sur un schéma différent de celui du printemps". Deux opérateurs corroboraient également que "cette fois, Orange n'est plus le grand organisateur"...


La réponse des intéressés ne s'est pas faite attendre longtemps : "Le groupe Bouygues dément catégoriquement avoir repris des discussions avec des opérateurs télécoms en vue d'une consolidation du marché français, comme le dit à tort un article paru sur le site BFMTV.com vendredi 16 septembre".

Un porte-parole du groupe Altice détenant SFR affirme également : "Nous n'avons strictement aucune discussion avec qui que ce soit sur ce sujet". Quant à Free, celui-ci se refuse à tout commentaire.

Interrogé par Les Echos, Stéphane Richard recadre toutefois ses propos : "C'est une tempête dans un verre d'eau. Je n'ai jamais évoqué une reprise des discussions. J'ai simplement dit que des contacts avaient de nouveau été établis. Et ce, en réponse à une question qui m'a été posée à la suite d'un road show (réunion avec des investisseurs), au cours duquel les dirigeants d'Iliad avaient déjà abordé la question".

Même si certains croient en une consolidation inéluctable dans le secteur des télécoms en France, comme le déclarait au début du mois le fondateur de Free : "La consolidation reviendra sur la table à un moment donné, la création de valeur qu'elle génère étant trop significative pour être ignorée", cette opération ne semble donc pas pour tout de suite.

Pour Les Echos, "en réalité, ce qui est vraiment nouveau aujourd'hui et qui alimente les spéculations, c'est que les dirigeants des télécoms se voient et se parlent".

Sources : BFM TV, Les Echos & Groupe Bouygues.
Mis à jour le