La 4G des opérateurs testée au Stade de France durant un match de l'Euro 2016


Au printemps dernier, les quatre opérateurs mobile français (Bouygues Telecom, Orange, SFR et Free) ont déployé des équipements 2G/3G et 4G/4G+ dans les dix stades de l'Euro 2016 de Football afin de permettre aux fans de vivre pleinement l'événement et de partager leur expérience. Un investissement total de 32 millions d'euros (voir ici) a été nécessaire pour cela !


Nos confrères de ZDNet, en partenariat avec 4Gmark, ont décidé de tester la 4G au Stade de France (Saint-Denis) lors du match Islande-Autriche qui s'est tenu le 22 juin dernier, de 18h00 à 20h00. Pour cela, ils se sont équipés de 4 smartphones Samsung Galaxy S6 (4G+), avec une SIM de chaque opérateur. Le cycle de mesures consistait à dérouler les tests suivants reflétant une grande partie des usages des clients :

Téléchargement de fichiers afin d'établir les débits moyens descendants,
Chargement de fichiers pour obtenir les débits moyens montants,
Visualisation d'une vidéo YouTube en HD,
Navigation Web sur une demi-douzaine de pages,
Envoi de SMS,
Communication voix de 2 minutes.


Lors de la première mi-temps, un temps mort de 3-4 minutes était programmé entre la fin de l'appel voix et le début du cycle suivant. En 2ème mi-temps, l'équipe de testeurs a durci le protocole en réduisant ce temps mort à environ 1 minute. A noter que les appels voix (non-VoLTE) obligent les terminaux à rebasculer en 3G ou 2G pour être acheminés.

Si la remontée en 4G ne se fait pas assez rapidement, les mesures de débits, puis de navigation web se font alors en réseau 2G/3G. C'est typiquement ce qui s'est passé lors de la 2ème mi-temps pour Bouygues qui n'a pas réussi à raccrocher son réseau 4G après la bascule en 3G.

Sur l'ensemble du match, les résultats pour chacun des services et pour chaque opérateur sont les suivants :


Les meilleures performances sont observées sur Free et Orange, avec des débits descendants particulièrement stables et forts. On notera une surperformance en débits montants de Free grâce à une accroche 4G+, très peu observée côté Orange. Free a visiblement mis le paquet autour du stade, exploite la 4G+ et semble utiliser à 100 % son réseau propre (pas d'itinérance avec Orange).


Pour tous les opérateurs, le réseau permet dans près de 100 % des cas de visualiser une vidéo YouTube HD sans défaut. De la même manière, seulement 2 envois de SMS ont échoué durant tout le match. Côté voix, cela se corse pour Bouygues Telecom et Free avec des coupures d'appel en 2ème mi-temps.

Le score assez faible d'Orange en upload  peut s'expliquer par un choix de fréquence ou à une distribution download/upload atypique, ou encore à une saturation conjoncturelle (en général c'est plutôt le download qui subit une saturation).

Les performances data se découpent de la manière suivante entre les 2 mi-temps :


ZDNet a noté une vraie et forte amélioration entre avant la compétition et la rencontre testée, nos confrères concluant "que les performances au Stade de France pour ce match étaient au rendez-vous pour tous les opérateurs, et permet d'utiliser le réseau cellulaire dans de bonnes conditions". 4Gmark, pour sa part, commente : "Les opérateurs ont vraiment investi dans une couverture dédiée des stades et cela paie".


De nombreux utilisateurs ont d'ailleurs partagé sur les réseaux sociaux des speedtests impressionnants depuis ce stade, notamment en #4GBouygues, comme l'exemple ci-dessus !

Source : ZDNet.
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